La presse bouillonne, la plume s'envole

Les voyages (dé)forment la jeunesse

Le 12 Septembre 2015 à 14h12

Photo d'illustration. Crédit: M.-S.B.

Ils s’appellent Maya, Timothée, Lou, Raphaël, Adam, Zoé et Florent. A vingt ans passés, ils sont tous encore étudiants. Seuls ou entre amis, cet été, ils ont décidé de réaliser un tour de l’Europe en train. Quelques semaines avant leur départ, ils ont acheté un pass Interrail qui leur permet de voyager dans trente pays différents. De la Norvège à la Turquie, en passant par l’Espagne ou la République Tchèque, chacun décide de ses destinations, de la durée des séjours, et du chemin emprunté.

On les reconnaît facilement. Tels des tortues, ils errent dans les gares avec des sacs de voyage sur les épaules. Au terminus, leur dos tirera la sonnette d’alarme, et ils rempliront les salles d’attente des kinés. Bien souvent, ils partent à la découverte de la verdure d’Amsterdam, longent le mur de Berlin, se laissent apprivoiser quelques minutes par un air d’opéra à Vienne, plongent dans les termes de Budapest, et mangent de vraies pâtes en Italie, -plutôt habitués à leurs coquillettes au gruyère réchauffées au micro-ondes, dans leur chambre d’étudiant.

Et puis, le ventre repu, ils repartent déjà. Un, deux ou trois jours dans un pays, c’est court. Des visites aux soirées, la plupart du temps, ils restent éveillés. Il n’y a généralement pas beaucoup de place pour le sommeil. Surtout lorsqu’ils se confrontent aux joies de la vie en communauté dans les auberges de jeunesse. Alors, ils profitent des heures de train pour dormir, histoire de ne pas dérailler.

Marie-Sarah Bouleau

Commentaires

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Le 24.09.2015 à 09h16
Dommage, je n'ai plus l'âge pour ce genre de périple mais je garde en mémoire deux voyages en train mémorables, le premier en 1979 pour revenir à Paris d'un séjour à Cannes dans un train bondé de militaires où j'avais fini par dormir sur les toilettes, le second un Paris-Venise en voiture couchette en 1985...

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